Ce petit déménagement réalisé dans le 8ᵉ arrondissement devait être une intervention relativement simple.
Nous devions charger environ 9 m³ rue de La Boétie, puis transporter les affaires jusqu’à une nouvelle adresse rue Saint-Honoré.
Les deux logements se trouvaient dans Paris 8 et la distance à parcourir était limitée.
Cependant, une autorisation que la cliente pensait pouvoir obtenir facilement n’avait finalement pas été demandée.
À notre arrivée, les policiers nous ont refusé l’accès à la rue.
La cliente possédait environ 9 m³ de mobilier et de cartons.
Ce volume correspondait parfaitement à un petit déménagement. Il pouvait être chargé dans un véhicule adapté sans nécessiter une équipe ou une organisation particulièrement importante.
Le chargement était prévu rue de La Boétie.
L’arrivée devait ensuite avoir lieu rue Saint-Honoré, dans un secteur où les conditions de circulation et de stationnement demandaient une autorisation préalable.
J’avais prévenu la cliente avant le jour du déménagement.
Je lui avais clairement expliqué qu’une réservation et une autorisation étaient nécessaires pour accéder à l’adresse et stationner le camion.
Cette démarche était payante.
Je lui avais proposé de m’en occuper afin de vérifier que les documents seraient correctement demandés et disponibles le jour de l’intervention.
La cliente avait peur que cette prestation lui coûte trop cher. Elle m’avait donc répondu qu’elle effectuerait elle-même la demande sur Internet.
Je l’ai laissée accomplir les formalités.
Je pensais naturellement que tout serait prêt pour notre arrivée.
Le jour du déménagement, nous avons commencé par charger les 9 m³ rue de La Boétie.
Les cartons et le mobilier ont été placés dans le camion, puis correctement protégés pour le trajet.
Une fois le chargement terminé, nous avons pris la direction de la rue Saint-Honoré.
À ce moment-là, rien ne nous permettait de penser que la livraison ne pourrait pas être effectuée.
Le camion était chargé, l’équipe était disponible et la cliente devait disposer de l’autorisation demandée.
En arrivant à proximité de la rue Saint-Honoré, nous avons découvert une voie fermée et contrôlée.
Des obstacles de sécurité, parfois appelés « dents de dragon », empêchaient les véhicules de pénétrer librement dans le secteur.
Des policiers étaient présents au point de contrôle.
Ils nous ont demandé de présenter l’autorisation permettant au camion d’accéder à la rue.
Je me suis alors tourné vers la cliente pour récupérer le document.
Elle ne l’avait pas.
La cliente pensait pouvoir passer avec sa carte d’identité et son contrat de location.
Elle croyait que ces deux documents suffiraient pour prouver qu’elle devait emménager dans la rue.
Les policiers lui ont expliqué que ce n’était pas possible.
Dans ce secteur contrôlé, ils ne pouvaient pas laisser entrer un camion chargé sans l’autorisation prévue.
La cliente n’avait donc aucun document à présenter et nous ne pouvions pas atteindre son nouveau logement.
Le chargement était pourtant terminé et toutes ses affaires se trouvaient dans notre véhicule.
Il n’existait aucune solution immédiate.
Nous ne pouvions pas abandonner le camion dans une rue voisine, ni transporter 9 m³ sur une distance importante à travers le périmètre sécurisé.
La livraison devait être reportée.
Il fallait désormais protéger le mobilier, sécuriser le camion chargé et attendre que la situation administrative soit réglée.
Ce petit déménagement qui devait être terminé dans la journée allait donc nécessiter une nouvelle intervention.
Comme le camion contenait toutes les affaires de la cliente, il ne pouvait pas rester stationné n’importe où pendant la nuit.
Nous l’avons conduit dans un entrepôt sécurisé.
Les cartons et le mobilier sont restés dans le véhicule jusqu’au lendemain.
Cette immobilisation a représenté un coût supplémentaire pour la cliente. Le camion ne pouvait pas être utilisé pour une autre intervention et son chargement devait rester protégé jusqu’à la livraison.
Nous avons ensuite dû revenir pour effectuer le déchargement.
Le lendemain, une nouvelle demi-journée de travail a été nécessaire pour reprendre le camion et vider les 9 m³ à l’adresse prévue.
La cliente a également perdu une partie de sa journée pour être présente lors de cette seconde intervention.
Je suis resté raisonnable dans la facturation.
J’ai compté deux demi-journées : la première pour le chargement et la tentative de livraison, puis la seconde pour le déchargement reporté.
Toutefois, cette dépense supplémentaire aurait pu être évitée si l’autorisation avait été demandée avant le déménagement.
La cliente avait souhaité effectuer elle-même la démarche afin d’économiser le prix de notre accompagnement.
Malheureusement, la demande n’avait pas été réalisée.
Cette économie apparente a finalement provoqué :
Cette expérience montre qu’une formalité administrative peut devenir aussi importante que le chargement lui-même.
Depuis cette intervention, je considère qu’il ne suffit pas qu’un client affirme avoir réalisé une demande.
Lorsque l’accès dépend d’une autorisation particulière, il est préférable de vérifier le document avant de charger le camion.
Cette vérification permet de contrôler :
Quelques minutes de vérification peuvent éviter l’immobilisation complète d’un déménagement.
Cette histoire n’est pas celle d’un déménagement difficile à cause du volume.
Les 9 m³ pouvaient être chargés et transportés sans problème.
La difficulté provenait d’un document absent.
Tout le mobilier était prêt, le camion était chargé et l’adresse d’arrivée se trouvait à proximité. Pourtant, aucune livraison n’était possible.
Ce jour-là, rue Saint-Honoré, une autorisation oubliée a transformé un petit déménagement d’une journée en une intervention répartie sur deux jours.
Vous préparez un déménagement dans une rue soumise à des restrictions d’accès ou de stationnement ?
Vérifiez les autorisations avant le chargement et conservez les documents disponibles le jour de l’intervention.
Déménagement Petit Volume
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