Cette anecdote s’est déroulée il y a quelques années, rue des Martyrs, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris.
J’avais établi un devis pour un déménagement d’environ 16 m³. Le volume comprenait de nombreux cartons ainsi que plusieurs meubles à démonter, transporter et remonter.
Le logement de départ se trouvait au septième étage sans ascenseur.
L’adresse d’arrivée était plus facile, puisqu’il ne fallait monter les affaires qu’au premier étage.
Tout avait été organisé pour commencer à 6 h 30. Malheureusement, le train de mes collègues a pris beaucoup de retard.
J’ai donc commencé seul.
En été, j’aime commencer les déménagements tôt.
Lorsque la situation le permet, nous pouvons débuter à 6 h 30, en prenant toutes les précautions nécessaires pour ne pas déranger les voisins.
Nous évitons les conversations fortes, les chocs dans l’escalier et les bruits inutiles dans les parties communes.
Commencer tôt permet aussi de charger le camion avant que la circulation parisienne devienne trop importante.
Ce jour-là, rue des Martyrs, cet horaire était particulièrement utile. Il fallait descendre 16 m³ depuis un septième étage sans ascenseur.
J’avais donné rendez-vous à mes collègues directement sur place.
Ils habitaient dans la même ville et devaient venir en train jusqu’à Paris.
Peu avant le début du déménagement, j’ai reçu un appel m’annonçant que leur train était retardé.
Je ne savais pas exactement à quelle heure ils pourraient arriver.
Le camion était là, les affaires étaient prêtes et la journée devait avancer.
J’ai décidé de commencer sans attendre.
Je suis monté jusqu’à l’appartement, puis j’ai commencé à descendre les premiers cartons.
Personne ne m’aidait.
Je faisais seul chaque trajet :
Après chaque descente, il fallait donc remonter jusqu’au logement pour récupérer la charge suivante.
Le problème n’était pas seulement le poids des cartons. C’était surtout la répétition des sept étages, encore et encore.
Seize mètres cubes représentent déjà une quantité importante pour un petit déménagement.
Dans l’appartement, les affaires pouvaient sembler raisonnables. Une fois les cartons regroupés et les meubles préparés, le volume devenait beaucoup plus impressionnant.
Il y avait de nombreux cartons et suffisamment de mobilier pour prévoir du démontage et du remontage.
Je devais également organiser correctement le camion.
Il ne suffisait pas de déposer les affaires à l’intérieur. Chaque chargement devait rester stable et laisser la place aux éléments suivants.
Travailler seul ralentissait nécessairement chaque étape.
Entre 6 h 30 et 10 h 30, j’ai poursuivi les allers-retours sans interruption.
Je montais les sept étages à vide, puis je redescendais chargé.
Le bâtiment ne possédait aucun ascenseur pour soulager la manutention.
Après plusieurs heures, la fatigue commençait naturellement à se faire sentir. Il fallait néanmoins continuer à protéger les meubles, manipuler correctement les cartons et organiser le chargement.
Je savais que mes collègues finiraient par arriver, mais je ne voulais pas perdre toute la matinée à les attendre.
Mes collègues sont finalement arrivés vers 10 h 30.
À ce moment-là, j’avais déjà chargé environ la moitié des 16 m³.
Cela représentait plusieurs heures passées seul à parcourir l’escalier entre le camion et le septième étage.
Leur arrivée a changé le rythme de l’intervention.
Nous pouvions enfin répartir les tâches : descendre les affaires, organiser le passage dans l’escalier et terminer le chargement plus efficacement.
Mais toute la première moitié du travail avait déjà été réalisée seul.
La livraison devait être moins difficile que le chargement.
Le nouveau logement se trouvait au premier étage.
Après les sept étages sans ascenseur de la rue des Martyrs, cette deuxième adresse paraissait beaucoup plus accessible.
Il restait cependant à vider le camion, porter les cartons et remonter les meubles démontés au départ.
Le retard du matin avait forcément modifié toute l’organisation de la journée.
Lorsque je repense à ce déménagement, je me souviens surtout de l’escalier.
Sept étages à monter et à descendre seul pendant quatre heures laissent un souvenir précis.
Je revois les cartons qui attendaient encore dans l’appartement, le camion qui se remplissait progressivement et chaque nouvelle montée vers le septième étage.
Cette matinée m’a également rappelé qu’une organisation peut être bouleversée par un événement extérieur aussi simple qu’un train retardé.
Les affaires étaient prêtes, le véhicule était présent et le rendez-vous avait été fixé. Pourtant, pendant plusieurs heures, je me suis retrouvé seul pour assurer le chargement.
Cette page ne raconte pas un problème de stationnement, une autorisation oubliée ou une rue fermée.
Elle raconte un effort physique : celui de descendre seul environ la moitié d’un déménagement de 16 m³ depuis un septième étage sans ascenseur.
Rue des Martyrs, le véritable obstacle n’était ni le camion ni la circulation.
C’était l’escalier.
Vous préparez un déménagement depuis un étage élevé sans ascenseur ?
Indiquez précisément l’étage, le volume, le nombre de cartons et les meubles à démonter. Ces éléments permettent de prévoir une équipe adaptée à la difficulté réelle du logement.
Déménagement Petit Volume
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